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Quelle stratégie contre le hasard ?

13 décembre 2006 - Réactualisé le 5 mai 2019 - La rédaction

Une stratégie dans les jeux de tirage est-elle possible ? Dans la plupart des cas, le jeu est un monopole d'état, chasse gardée. N'importe qui ne peut pas créer sa propre loterie. Une grande partie des sommes tirées des jeux remplit donc les caisses de la nation. Des fonctionnaires issus des grandes écoles nationales les gèrent.

Dès lors, nous sommes en présence d'administrateurs qui ne réagissent pas tout à fait comme des gérants d'entreprises. A l'opposé, nous trouvons la masse des joueurs. Les intérêts de ces deux ensembles sont forcément antagonistes. Chacun d'eux essaie d'équilibrer ses comptes, pour le moins. Mais lequel y gagne le plus ?

Au sommaire de cette page :

  1. Habitudes contre stratégie
  2. Les réactions basiques du joueur
  3. Le joueur qui calcule
  4. Les deux actions majeures du joueur qui calcule
  5. Le pronostic des numéros
  6. La création des grilles
  7. Statistiques, probabilités et systèmes réducteurs de mise

Habitudes contre stratégie

Connaître les habitudes des joueurs est primordial pour une société de loterie. En effet, nous possédons tous un contrôle, même s'il est limité, sur le jeu, en choisissant :

  • De jouer ou pas.
  • De miser à un tirage plutôt qu'à un autre.
  • De jouer certaines combinaisons plutôt que d'autres.
  • De se réunir entre amis pour regrouper nos moyens.

Egalement, mieux connaître les habitudes de leurs clients aide les opérateurs de loterie à améliorer leurs chiffres d'affaires. Soyez conscients que les joueurs sont prévisibles. Leurs principales faiblesses sont l'appât du gain et l'ignorance.

Les réactions basiques du joueur

Souvenez-vous du premier bulletin de loterie que vous avez rempli dans votre vie. Vous aviez le choix entre trois réactions de base :

  • Remplir les grilles au hasard, cela incluant les dates de naissance et numéros aléatoires.
  • Essayer de deviner les numéros gagnants, mais cela revient au même.
  • Tenter de calculer pour remplir les grilles autrement qu'au hasard.

Dans les deux premiers cas, les espérances de gain du joueur sont calculées en utilisant, notamment, la loi des grands nombres.

A un moment donné, le comportement du joueur devient-il réfléchi, pesé et calculé ? C'est ce troisième cas dont vous devriez vous préoccuper plus particulièrement.

Remarque
J'ouvre une parenthèse à propos de ces joueurs qui remplissent seulement une grille à chaque tirage et qui, chemin faisant, achètent un jeu de grattage. Faut-il préciser qu'il s'agit d'une mauvaise habitude ? Mieux vaudrait qu'ils concentrent leur mise sur leur loterie, au lieu de diviser avec le grattage - pour lequel, faut-il le rappeler, le choix du ticket est plutôt limité.

Le joueur qui calcule

A partir du moment où un joueur calcule, il lui faut :

  • Vis à vis de lui-même, justifier son pronostic d'après des arguments logiques (« Quelle raison ai-je de sélectionner tel numéro ? »).
  • Regrouper ses numéros par séries pour construire les combinaisons à jouer.

Choix des numéros

Il essaiera de choisir les numéros qui, d'après lui, ont le plus de chances de sortie, soit d'après des éléments subjectifs (choix d'une date de naissance, d'un numéro d'immatriculation...), soit à partir d'éléments mathématiques (nombre de sorties d'un numéro, écart d'un numéro...).

Création des combinaisons

Logiquement, il devrait prendre un bout de papier pour calculer les combinaisons qu'il veut jouer, de manière à assembler les numéros d'une certaine manière.

Mais, dans la plupart des cas, il cochera directement ses numéros sur le bulletin lui-même. Malheureusement, cela ne permet pas de donner des propriétés particulières à son ensemble de combinaisons, et les opérateurs de loterie le savent bien.

Bref, il va créer ses combinaisons de manière instinctive dans la plupart des cas, un peu comme monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir. Pourtant, la construction des combinaisons est un point essentiel.

Les deux actions majeures du joueur qui calcule

A l'analyse, notre joueur aura effectué deux groupes d'opérations ;

  • D'une part, le pronostic des numéros.
  • D'autre part, la création des combinaisons à jouer.

Dans le cas d'un filtrage de combinaisons, on arrive à la même conclusion puisque, si le filtrage était idéal, il donnerait une seule et unique combinaison, la gagnante. Dans ce cas, on aurait donc pronostiqué les numéros en trouvant la combinaison.

Par conséquent, toute stratégie de jeu repose sur ces deux actions :

  1. Pronostiquer pour trouver les numéros.
  2. Créer les combinaisons.

Le joueur a toute latitude pour intervenir sur ces deux processus.

Remarque
Il existe un troisième élément. Le joueur peut choisir de jouer seul, ou à plusieurs joueurs unissant leurs moyens. Etant donné que cela n'est pas autorisé dans tous les pays, nous n'aborderons pas, ici, le sujet des groupements de joueurs.

Le pronostic des numéros

Un joueur voulant pronostiquer des numéros autrement qu'au hasard n'a le choix qu'entre deux manières :

  • soit à partir d'éléments subjectifs tels que date de naissance, numéro d'immatriculation de voiture... Les numéros sélectionnés ainsi sont parfois utilisés pendant des semaines, voire des dizaines d'années. Plus rarement, il peut arriver que d'autres éléments subjectifs soient employés : boule de cristal, tarot de Marseille, marc de café...
  • soit à partir d'éléments objectifs comme, par exemple, le nombre de sorties ou l'écart d'un numéro ou d'une combinaison. L'idée est de prévoir les numéros gagnants en utilisant des méthodes mathématiques, parmi lesquelles les statistiques et le calcul de probabilité.

En résumé, le joueur doit choisir entre :

  • des éléments choisis de manière subjective,
  • des éléments basés sur les sciences exactes.

Il s'ensuit que les joueurs qui calculent utilisent des méthodes mathématiques, de même que les opérateurs de loterie. Mais ils ne sont pas à armes égales pour autant.

La création des grilles

A priori, il semblerait qu'il n'y ait pas grand-chose à dire sur ce sujet. Le seul résultat apparent serait d'obtenir des combinaisons de bonne longueur.

Mais, très vite, on s'aperçoit que ce raisonnement est insuffisant. En effet, plus l'on joue de numéros, plus l'on augmente ses chances de gagner :

  • Jouez 6 numéros et vos chances seront négligeables.
  • Jouez 49 numéros et vous gagnerez à tous les coups.
  • Si vous ne jouez que 25 numéros, vos chances sont donc augmentées par rapport à n'en jouer que 6.

Mais combien de grilles faudrait-il remplir, au minimum, pour obtenir tous les numéros gagnants ? Prenons comme exemple le Loto français. La réponse est 10 grilles que voici.

C 01 : 01 02 03 04 05
C 02 : 06 07 08 09 10
C 03 : 11 12 13 14 15
C 04 : 16 17 18 19 20
C 05 : 21 22 23 24 25
C 06 : 26 27 28 29 30
C 07 : 31 32 33 34 35
C 08 : 36 37 38 39 40
C 09 : 41 42 43 44 45
C 10 : 01 46 47 48 49

En les observant, vous comprendrez rapidement que les 5 gagnants seront toujours dans les 10 combinaisons, puisque l'on a joué tous les numéros. Mais rien ne garantit que vous trouverez deux bons numéros dans une combinaison.

Je devine déjà vos pensées : "Oui, mais si l'on ajoute des combinaisons ? Ne pourrait-on pas, alors, obtenir plus de numéros ensemble à coup sûr ?"

Ce principe est utilisé dans les systèmes réducteurs de mise. Ceux-ci permettent d'utiliser des ensembles de combinaisons contenant toujours, au minimum, 2, 3, 4, 5 numéros ou plus. Cela permet d'obtenir une garantie.

Par ce moyen, on sait aussi combien de combinaisons sont nécessaires pour assurer une combinaison gagnante dans une loterie.

Obtenir de tels ensembles de combinaisons ne se fait pas au hasard, mais avec des techniques de réduction combinatoire. L'outil informatique est le meilleur moyen et des logiciels spéciaux, tel que celui proposé sur ce site, sont utilisés pour cela.

Statistiques, probabilités et systèmes réducteurs de mise

La stratégie dans les jeux de tirage se résume en définitive à deux points principaux :

  1. Pronostiquer : statistiques et probabilités.
  2. Créer les combinaisons : systèmes réducteurs de mise.

Il est possible d'employer des méthodes supplémentaires comme, par exemple, de ne pas jouer à tous les tirages. De cette manière, on peut alors concentrer la mise sur :

  • Un tirage de cagnotte étant donné qu'il rapportera davantage.
  • Un moment où les statistiques semblent meilleures pour certains numéros.